Caf Awards à Dakar : un prestige cher payé

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Caf Awards à Dakar : un prestige cher payé

Dakar a été, voilà quelques jours, la capitale du football africain, avec l’organisation des Caf Awards destinés à récompenser les meilleurs acteurs du ballon rond du continent, hommes et femmes. Une pluie de célébrités, dont de nombreuses anciennes, a été constatée sur Dakar : Drogba, Eto’o, Kanu, Naybet, Salah, Mané…

La fête fut belle, mais entachée de polémiques sur les dépenses de l’Etat et l’absence du Sénégal au registre des récompenses. C’est presque dire un prestige cher payé.

A propos de payement, il y a eu une contribution de l’Etat du Sénégal pour la réussite de l’événement, estimée entre 500 millions et 1 milliard Cfa, selon les montants avancés çà et là. La réalité du fait a suffi à créer une polémique, lorsque Pape Diouf, ancien président de l’Olympique de Marseille a trouvé anormal de donner de l’argent à une organisation plus riche que beaucoup d’états africains.

L’ancien ministre des Sports Abdoulaye Makhtar Diop, vice président de l’Assemblée Nationale et Grand Serigne de Dakar, est allé dans le même sens.

Tout le contraire, et sans surprise, de Matar Bâ, l’actuel patron des Sports sénégalais, selon qui faire plaisir à la jeunesse sénégalaise n’a pas de coût.

Cette « affaire » a servi de prélude à une manifestation riche, en présence de célébrités du football africain. Et qui malheureusement se terminera presque sur ce même registre des polémiques. Cette fois pour quelques uns des choix faits par la Caf concernant les récompenses.

Rien n’a dire sur le Ballon d’or encore perdu par Sadio Mané au bénéfice de l’Egyptien Mohamed Salah. Il s’agit précisément de celles de meilleurs entraineur et président de fédération remises respectivement à Hervé Renard du Maroc et à un Algérien, au détriment d’Aliou Cissé et de Me Augustin. Des choix fortement contestés, au vu des résultats des Sénégalais et de ces récompensés. L’impression nourrie par certains est que des récompenses pour les Sénégalais aurait pu être interprétées comme de la corruption ou, c’est selon, un « remerciement » au Sénégal pour les efforts fournis afin d’offrir à l’Afrique du football une belle fête.

Au finish, notre pays a raté le pari de la participation pour bien tenir celui de l’organisation. Cher payé quand même !




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