LFR : Dr Cheikh Dieng cloue le piloris les députés Pastef
Dr Cheikh Dieng, responsable Kiiraay et DG du FERA, était monté au créneau des le second rejet de la LFR en commission
Dr Cheikh Dieng a dénoncé le rejet de la LFR, dans un texte sur Facebook. Le Directeur du FERA et responsable Kiiraay titre son texte « Blocage de la LFR 2026 : PASTEF doit cesser sa prise d’otages des secteurs vitaux de la Nation ».
En ma qualité de responsable du parti Kiiraay et de Directeur Général du FERA, je condamne avec la plus extrême vigueur la prise d’otages politique à laquelle se livre PASTEF autour de la Loi de Finances Rectificative 2026. Ce qui se déroule à l’Assemblée nationale n’est pas un débat démocratique : c’est un chantage organisé contre l’économie nationale et le Peuple, et PASTEF doit en assumer la pleine et entière responsabilité devant le peuple sénégalais.
Le rejet de la LFR 2026 prive l’État de 2 505 milliards de FCFA d’autorisations d’engagement et de 1 590 milliards de crédits de paiement. Les réalités derrière ces montants se traduisent par des entreprises asphyxiées, des chantiers à l’arrêt, et des centaines de milliers de travailleurs laissés sans salaire ni perspective.
PASTEF a choisi de sacrifier délibérément les ouvriers, les techniciens et les ingénieurs sur l’autel de ses calculs politiciens.*
Ce blocage frappe de plein fouet ceux que PASTEF prétend défendre, mais qu’il poignarde dans le dos :
· Secteur privé et ses 350 000 salariés : la LFR prévoit 300 milliards de FCFA pour apurer les arriérés dus aux entreprises. En bloquant ce texte, PASTEF refuse de payer les PME et les sous-traitants, fragilisant un tissu économique qui emploie le double de l’administration publique.
· Les BTP et les infrastructures : des chantiers suspendus, des fournisseurs impayés, des emplois détruits. Le Premier ministre a lui-même averti que le rejet de la LFR priverait les entreprises du BTP de trésorerie et de la capacité de payer leurs salariés. PASTEF assume-t-il de laisser des milliers de familles sans revenus ?
· Les programmes sociaux : 35 milliards de FCFA supplémentaires sont prévus pour les bourses de sécurité familiale, au bénéfice de 1 646 000 familles vulnérables. En rejetant la LFR, PASTEF ampute ce soutien vital et démontre, comme l’a dénoncé Aminata Touré, « un manque total de compassion envers nos compatriotes qui souffrent quotidiennement ».
· La santé, l’éducation et l’hydraulique : PASTEF ose exiger un « réexamen des coupes » dans ces secteurs, alors que c’est précisément la LFR qui devait corriger ces coupes. En bloquant le texte, PASTEF refuse les financements qu’il prétend réclamer. C’est de l’hypocrisie pure et simple.
En tant que Directeur Général du FERA, je tiens à alerter solennellement : le blocage de la LFR gèle les crédits nécessaires à l’entretien du réseau routier national. Le FERA, qui assure la pérennité de plus de 30 000 km de routes et des infrastructures qui supportent plus de 90 % des échanges de personnes et de marchandises, verra ses financements paralysés. C’est toute l’économie sénégalaise qui sera prise en étau : les marchandises ne circuleront plus, les régions seront enclavées, et les usagers paieront le prix fort de l’obstruction de PASTEF.
PASTEF détient 130 sièges sur 165. Il a le pouvoir de voter la LFR, d’amender le texte, de proposer des solutions chiffrées. Au lieu de cela, il pose des « conditions politiciennes », brandit la menace du rejet, et refuse d’assumer les conséquences de ses actes. Le Premier ministre a multiplié les appels au dialogue et proposé des amendements ; PASTEF a répondu par le blocage et la fuite en avant.
Ce comportement met en péril la crédibilité financière du Sénégal et compromet les discussions avec le FMI pour un programme de 2,2 milliards de dollars. PASTEF joue avec la dette du pays, avec la confiance des investisseurs, avec l’avenir des jeunes. Ce n’est plus de l’opposition : c’est du sabotage institutionnel.
Le parti Kiiraay et le FERA appellent les députés de PASTEF à lever immédiatement leur blocage et à voter la LFR 2026 dans l’intérêt supérieur de la Nation.
Nous en appelons à la conscience de tous les Sénégalais : interpellez vos députés, demandez-leur des comptes. Qu’ils expliquent aux ouvriers du BTP, aux salariés des PME, aux bénéficiaires des bourses familiales, aux usagers des routes pourquoi ils ont choisi de les sacrifier.
Le Sénégal n’est pas la propriété de PASTEF. L’économie nationale n’est pas un jouet entre les mains d’Ousmane Sonko. Le peuple sénégalais ne sera pas la variable d’ajustement de ses ambitions politiques.
DrCheikhDieng
DG FERA
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