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Homosexualité : Fatou Diome n’a pas mâché ses mots

Fatou Diome aborde la question de l’homosexualité, avec le franc parler qu’on lui connaît

Fatou Diome ne recule devant rien. LectureInvitée à s’exprimer lors d’une rencontre littéraire organisée dans le cadre des célébrations du Samedi Saint à Louvain-la-Neuve en Belgique, l’auteure de Le Ventre de l’Atlantique a livré un plaidoyer sans concession pour les droits des personnes LGBTQ+ au Sénégal.

Elle dénonce de la « fumisterie » et de l' »hypocrisie sociale ».

« Je sais ce que ça va me coûter mais j’assume », a déclaré l’écrivaine, consciente que ses propos risquent de provoquer de vives réactions au Sénégal. « On va me lyncher là mais moi je n’écris pas pour plaire ou déplaire. J’écris juste parce que mon intégrité morale et ma liberté intérieure me le demande. »

L’homosexualité, une réalité historique niée

Répondant à une question sur le fondamentalisme religieux en Afrique, Fatou Diome s’est attaquée frontalement au discours dominant qui présente l’homosexualité comme une importation occidentale. « La bêtise dans certains pays africains de dire ‘Ah, l’homosexualité ça vient d’ailleurs, ce n’est pas notre culture, ça n’existe pas chez nous’, c’est une formidable fumisterie », a-t-elle affirmé.

L’auteure s’appuie sur ses propres souvenirs d’enfance à Niodior, son île natale dans le Sine-Saloum. « Au Sénégal, on avait ce qu’on appelait les gorjigeen. Si le terme existe, c’est que cette réalité existe », a-t-elle rappelé, en référence à ce mot wolof signifiant « homme-femme ». Elle a poursuivi avec des exemples concrets: « Moi-même quand j’étais petite au Sénégal, il y avait des danses. Il y avait des hommes très soignés, très élégants qui organisaient tout ça. Tout le monde le savait très bien que ces gars-là, c’était pas des hétéro straight comme on dit. »

Selon Fatou Diome, ces hommes vivaient ouvertement de leur activité et jouissaient d’une certaine reconnaissance sociale. « Parfois, ils n’avaient pas de boulot. Ils vivaient bien, ils mangeaient bien, ils s’habillaient bien, ils avaient de beaux bijoux, ils faisaient des cérémonies magnifiques. Qui les finançait, donc qui les entretenait? Si on veut vraiment poser la question, il faut aller jusqu’au bout », a-t-elle lancé.

Article original : seneplus

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