
Le Président Diomaye évoque l’importance des JOJ, les enjeux pour le Sénégal et les populations, en même qu’il partage ses propres attentes. Le Chef de l’Etat s’est exprimé dans un long entretien publié par Le Soleil, ce mercredi.
Sur ce qu’il veut que les gens retiennent de ce rendez-vous plus tard, dans environ 30 ans, le Président répond : « Pas que ce furent de beaux Jeux. Toutes les villes disent cela. Je veux qu’on dise que c’est ici que cela a commencé. Qu’après Dakar, on n’a plus jamais regardé l’Afrique comme un continent qui reçoit des invitations, mais comme un continent qui donne des rendez-vous. Et je veux que, dans trente ans, une ministre, une championne ou une cheffe d’entreprise de ce pays raconte dans une interview qu’elle avait dix ans en 2026, qu’on l’avait emmenée voir une épreuve à Diamniadio, et que c’est ce jour-là que tout a commencé pour elle. Ce sera notre médaille. La seule qui ne se range pas dans une vitrine ».
Pour l’ouverture officielle le 31 octobre, dans quelques jours, Président Diomaye déclare : « Je ferai ce que la fonction commande. Je me lèverai, je prononcerai la formule, et le stade fera le reste. Mais je sais qui regardera par mes yeux à cet instant. Un garçon de douze ans assis par terre devant une télévision en noir et blanc, qui ne comprend pas bien ce qui lui arrive et qui ne veut pas que ça s’arrête. Je lui dois beaucoup. C’est lui qui a continué à croire que le monde était grand et qu’on pouvait y entrer. Je ne lui parlerai pas. Mais il sera là, et cette fois il ne sera pas devant l’écran. Il sera dedans ».
A ceux qui arguent la situation difficile pour relativiser les JOJ voire les jugent inopportuns, le Chef de l’Etat tient ce discours : « Une partie du financement de ces Jeux vient du Comité international olympique et des partenaires internationaux. L’autre partie a été engagée dans ce qui restera des Jeux. Une piscine olympique et un stade que les clubs de Dakar utilisent déjà. Des milliers de jeunes formés à l’organisation d’un événement mondial. Des entreprises sénégalaises qui ont décroché des marchés qu’elles n’auraient jamais imaginés. Et puis il y a ce qui n’entre dans aucun tableau. Je ne sais pas combien vaut, pour un enfant de Guédiawaye, le fait de voir à dix minutes de chez lui des jeunes de son âge venus de deux cents pays. Je sais seulement que l’espoir n’a pas de ligne budgétaire, et que c’est pourtant la ressource dont ce pays a le plus besoin ».
« Je n’ai pas été élu pour choisir parmi les engagements de la République ceux qui me plaisent »
Relativement au fait d’hériter d’un évènement lancé par son prédécesseur, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye tranche net : « Cela ne me gêne pas, cela me dé-finit. Je n’ai pas été élu pour choisir parmi les engagements de la République ceux qui me plaisent. J’ai été élu pour servir la Nation, et servir la Nation, c’est d’abord garantir que l’État fonctionne, que les institutions tiennent, que la parole du Sénégal vaille la même chose quel que soit celui qui l’a donnée. Ces Jeux ont été attribués au Sénégal, pas à un homme.
Entre 2018 et aujourd’hui, le monde a traversé une pandémie, le pays a changé de majorité, et le Sénégal est là, à la date dite, pour tenir sa promesse. Les Sénégalais peuvent en être fiers. Dans beaucoup de pays, un changement de pouvoir aurait emporté le projet. Ici, l’État a continué. Ce n’est pas seulement une bonne nouvelle pour les Jeux. C’est une bonne nouvelle pour tous ceux, chez nous et ailleurs, qui s’interrogent ».
Entre 2018 et aujourd’hui, le monde a traversé une pandémie, le pays a changé de majorité, et le Sénégal est là, à la date dite, pour tenir sa promesse. Les Sénégalais peuvent en être fiers. Dans beaucoup de pays, un changement de pouvoir aurait emporté le projet. Ici, l’État a continué. Ce n’est pas seulement une bonne nouvelle pour les Jeux. C’est une bonne nouvelle pour tous ceux, chez nous et ailleurs, qui s’interrogent ».


