Sanctions d’après Magal de Mamadou Lamine Dianté : suite et pas fin…
Mamadou Lamine Dianté a donné une idée de la suite des mesures qu'il a prises contre les absents au lendemain du Magal de Touba

Mamadou Lamine Dianté a accordé une interview au journal L’Observateur. Le ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Réforme du Service Public est revenu sur les demandes d’explications décidés contre des absents au lendemain du Magal de Touba.
A la question de savoir jusqu’où ira cette affaire, M. Dianté déclare : « Une demande d’explications n’est pas une sanction. C’est un acte purement administratif. Maintenant, l’explication qui est donnée est laissée à l’appréciation de l’autorité. Mais toujours est-il que, si l’explication va dans le sens de justifier sa présence à Touba et des difficultés d’y quitter pour venir, ce sont des explications qui sont parfaitement recevables. Mais autrement, on considérera que vous avez voulu verser dans le laxisme ou vous avez voulu utiliser le Magal pour faire autre chose. A partir de ce moment-là, l’autorité prendra toutes ses responsabilités ».
Sur les responsabilités à prendre, le ministre précise : « Ça sera tout ce qui est conforme à la loi. Également, on peut en faire un argument de dissuasion pour amener davantage l’agent à s’intéresser plus à son travail qu’à faire autre chose. On n’est pas dans les représailles, mais on est dans la pédagogie ».
Mamadou Lamine Dianté : « Si on veut sortir notre pays de cette situation-là, il faut que les gens se mettent au travail »
Le ministre Dianté a répondu aussi à la grogne de syndicalistes contre ses mesures. Pour lui, « il ne peut pas y avoir d’affrontement. C’est le rôle d’un syndicat de chercher à défendre parfois, même contre la vérité, son mandat. Mais nous sommes dans un pays qui a besoin de travail. Si on veut sortir notre pays de cette situation-là, il faut que les gens se mettent au travail. C’est ça le plus important que nous devons comprendre. I ne peut pas y avoir de confrontation, parce qu’il n’y a aucun droit du travailleur qui a été violé. C’est, au contraire, le droit du service public qui a été violé. En tant que ministre de la Fonction publique, on demande simplement à ce que les gens puissent se conformer aux règles élémentaires de l’Administration publique ».



