Grève générale : le bilan du Directeur de la Fonction publique
Directeur de la Fonction publique, Ibrahima Dieng s'est prononcé dans le journal L'Observateur

Directeur de la Fonction publique, M. Ibrahima Dieng a commencé par regretter cette grève générale de 72 heures, décrétée par les syndicats. Parce que, « ce mot d’ordre de grève a été déclenché pendant que le dialogue n’était pas encore rompu », explique-t-il.
« Nous sommes, depuis un certain moment et sur instruction des plus hautes autorités, tout le temps en contact et en relation avec nos partenaires des organisations syndicales. Donc, cette grève, c’est vrai qu’elle a été annoncée, mais nous nous disions qu’ils n’allaient pas franchir le pas. Ils ont mis leur préavis à exécution, et au niveau du gouvernement, les dispositions avaient été prises, parmi lesquelles le recueil des données relatives à l’observation de ce mot d’ordre-là. A cet effet, une circulaire avait été prise au niveau du ministère parce que nous: estimions que cette grève avait été déclenchée en marge des procédures normales de déclenchement des conflits collectifs », dit encore M. Dieng.
« A l’analyse, nous nous sommes rendu compte, au niveau du secteur publique, en de hors des sous-secteurs de l’éducation et de la formation, du sous-secteur de la santé et de la justice, globalement, la grève n’a pas été suivie dans le secteur pu-blic. Ils parlent d’un taux de 90%, peut-être que c’est dans d’autres secteurs, mais dans le secteur public, les données que nous avons recueillies font état de 42,1% au niveau de l’éducation et de 18,8% au niveau de la santé. Au niveau du secteur de la justice, il ya quelques juridictions qui ont observé le mot d’ordre hier, mais aujourd’hui, il nous a été signalé qu’aucune juridiction n’avait enregistré de travailleurs en mouvement », disait le DFP à l’issue du premier jour de grève.



