Visiblement, le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires ne veut pas faire plaisir à Ousmane Sonko et ses affidés, en les laissant le virer, après avoir accepté de continuer à cheminer avec le Président Bassirou Diomaye.
Ainsi, il a décidé de leur couper l’herbe sous les pieds, en démissionnant. Dans un long communiqué que nous reprenons de
sa page Facebook, il officialise son acte.
« Avant l’arrivée de notre famille politique aux responsabilités nationales, je n’avais pas eu l’occasion de collaborer avec le Président Bassirou Diomaye Faye. Mais depuis que j’ai le privilège de servir sous son autorité et sous celle de l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko, j’ai particulièrement apprécié son soutien constant à la réalisation des chantiers du Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires. Il se trouve que ces chantiers demeurent ma seule et unique préoccupation. Je tiens à le dire devant nos concitoyens : je jure au nom d’Allah que jamais le Président de la République ne m’a parlé de projet politique », assure M. Fofana dès son entame.
« J’ai pris librement cette décision, en mon âme et conscience, sans aucune arrière-pensée »
Il poursuit : « Dans sa déclaration du 02 juin 2026, le Président du parti PASTEF, Ousmane Sonko, a indiqué que certains ministres reconduits dans le Gouvernement avaient choisi de ne pas se conformer aux orientations du parti. Je veux répondre à cette affirmation avec franchise et responsabilité : oui, j’ai agi en toute liberté et à titre personnel. J’ai pris librement cette décision, en mon âme et conscience, sans aucune arrière-pensée. Je ne l’ai pas prise par défiance, ni pour conserver une fonction, encore moins pour succomber à une quelconque tentation du pouvoir, car il n’y a pas de pouvoir à être un serviteur de la République« .
Passant en revue les chantiers mené à la tête du MUCTAT, comme la consolidation des acquis du Nouveau Mbeubeuss et la modernisation de l’état civil, le ministre assène : » Cette décision entraîne naturellement des conséquences politiques que j’assume avec sérénité. La cohérence exige parfois des choix difficiles et, comme le disait le Président Abdou Diouf, « difficile est le chemin ». La liberté de conscience n’a de sens que lorsqu’on accepte d’en assumer les conséquences. C’est pourquoi, afin que nul ne puisse douter de la cohérence de ma démarche, j’ai décidé de démissionner, à compter de ce jour, de PASTEF–Les Patriotes ».